вторник, апреля 17, 2007

Les personnages de mon roman

Une vieille dame regarde par la fenêtre d’une imposante clinique d’autres bâtiments aussi démesurément grands.

Plus grand que le monde lui-même.

Leurs extrémités semblent inaccessibles et disparaissent quand elle essaye de les regarder dans les épais nuages jaunes et argileux qui recouvrent Moscou. Les contrastes sont affaiblis et la luminosité ainsi augmentée au-dessus du seuil habituel ne fait qu’accroître la suspension du temps et l’angoisse qu’elle diffuse en elle.

Comme dans un songe, les arbres sont morts, et c’est peut-être ce qui compte le moins dans cette ville ; la nature y est figée dans des emplacements stériles et abandonnés.
Les rares végétaux survivants sont soit de mauvaises herbes soit des arbres rongés par les vapeurs toxiques. les peupliers Brejnéviens peinent à déployer leurs branches recroquevillées et succombent un par un inexorablement, laissant ici et là des troncs pourrissant remplis d’insectes aux épaisses carapaces.

Dans le parc à coté de la polyclinique n°123, il y a deux bancs en bois fraîchement repeints en rouge et jaune par les administrateurs aux yeux bridés, les-mêmes qui jour après jour balayent le trottoir : en hiver ils déblayent la neige, au printemps ils enlèvent les pollinies des peupliers, en été la poussière, et en automne les feuilles, inlassablement. Ils enlèvent les traces du cycle de la nature consciencieusement, sans remords, pour une centaine de dollars par mois.

De la fenêtre de la vieille dame, on voit très bien la terre, du sol dans le parc, une terre brune et dure, tassée par les cents pas des condamnés qui viennent s’y promener. Il n’y pas d’herbe, elle est arrachée et bouillie pour faire de la soupe qui aide à dormir.
La terre est brune et foncée et ne se creuse pas à cet endroit, il faut la creuser plus loin, derrière les bâtiments, au delà des routes, exactement dans la direction de son regard, à l’ouest, vers le soleil qui se lève et qui fait mal aux yeux. Créature sombre, lointaine ennuyeuse qui s’applique à avaler les morts en silence, la terre brune et tassée de la campagne.

1 комментарий:

max комментирует...

max, i like your story. i like it. i like it because i like you. i like it because it looks interesting. i like the funny like signs over some of the letters e and a. i like it because it could say just about anything. the only reason i cant really give for liking it is for understanding it. because max, i dont speak french. id love to be able to speak french - but i cant. i just cant. now, i dont know if ive given you them impression that i could speak it, maybe because sometimes i say things like - oui, oui, or - non, non, or even, - trou de coup, but i really dont understand what im saying. im sorry.